18
mar

Japon : comprendre les médias sociaux, le mobile et savoir s’implanter

Deux présentations autour des réseaux sociaux et du Japon à ce SxSW. Le 3ème panel a vu malheureusement le nombre de ses conférenciers divisé par trois en raison des évènements sur place. En voici un résumé.

L’usage des réseaux sociaux au Japon du mobile… au mobile et aux jeux !

Mixi – premier réseau social du pays – représente 21 Millions d’utilisateurs avec 86% d’accès depuis un mobile. Gree – plateforme de jeux sociale – a 20 millions d’utilisateurs et 99% des accès du mobile. Facebook, lui, est en très net retrait avec seulement 2.5 millions d’utilisateurs. Il faut dire que l’anonymat est très important : 90% des blogs japonais sont anonymes, même si l’utilisation de sa véritable identité devient petit à petit populaire. Cela explique le retard de Facebook. Twitter à l’inverse, est très populaire justement grâce à l’utilisation des pseudos.


Mixi s’est développé ainsi sur le mobile avec le constructeur de mobile Softbank, faisant une fusion des fonctions de communication comme le carnet d’adresse, l’usage de la caméra de messaging ou de calendrier directement relié à la plateforme. C’est aussi le premier système de géocalisation en faisant usage de la technologie RFID.

Gree est une plateforme sociale de jeux, ouverte aux développeurs qui sont à l’heure actuelle près de 1500 enregistrés. Ce sont plus de 430 jeux actuellement accessibles via la plateforme et des partenariats comme avec Taito, Zynga, Konami, Sega, ou encore Playfish, Playdom. Ce sont en effet des développeurs purs de jeux vidéos, des éditeurs de jeux de social gaming, des éditeurs de jeux en ligne ou encore sur mobile comme Kayac. C’est le premier SNS pour les dépenses publicitaires au Japon, devant des opérateurs téléphoniques, (KDDI, Softbank) ou même MacDonald’s en 2010, en prévoyant d’être aux alendtours de 45 millions de dollars au Q4 2010.

Il y a actuellement un statu quo de la scène mobile sociale au Japon. La pénétration du réseau 3G est de 100% sur le pays et tout le monde a un téléphone.

Marché du Mobile, le modèle de l’appstore pas franchement nouveau

Le modèle d’Apple avec son Appstore n’est pas le premier : le Japon avait déjà sorti sur le mobile le vrai internet web et le système d’appstore a l’échelle nationale Docomo avait sorti ce système d’appstore 6 ans auparavant la sortie de celle d’Apple. Aujourd’hui, le marché du mobile au Japon est de 70 milliards, plus important encore que celui du pc fixe. Le trafic de mixi est à 80% mobile et l’utilise à toutes les occasions possible. Il faut souligner que le marché du mobile là bas est très mature, il a 10 ans !

Avenir et évolution des SNS

Takahito Iguchi, CEO de Tonchidot qui a créé la Sekai Camera, système de réalité augmentée sur smartphone, est enthousiaste toutefois sur l’avenir. Il considère que l’avenir de réseaux sociaux sur mobile passera par de la réalité augmentée qui est pour lui la 3ème vague sociale mobile : après l’ère du jeu avec les Zynga/Gree pour les jeux, et l’ère de la géocalisation. Cette 3ème ère serait donc un combiné des deux premières. Optimiste, et énergique, il déclare très fier « à chaque fois, Tokyo amène le futur ».

Taisei Tanaka, CEO de Geisha Tokyo Entertainment, éditeur de jeux sur les réseaux sociaux à succès (The Shopkeeper (Omiseya-san) & Okanemochisan (Billionaire)) qui se concentre sur le mobile à présent est en train de créer de son côté un nouveau projet « White house », qui se présente comme la plate-forme de communication asiatique au niveau mondiale. Devant l’assistance amuse, il declare  » je suis la rock star des réseaux sociaux et je battrai avec mon projet Facebook et twitter réunis.

Mixi VS Facebook

La localisation est très importante pour un réseau social mobile au Japon. Exemple avec Mixi très tourné sur les restaurants, les évènements et les coupons de réduction ou fidélisation. Cela vient en contradiction d’un facebook qui ne parvient pas à décoller là-bas, plus basé sur les photos là où Mixi est orienté nourriture.

Technologies : entre flash et html

Le flash a permis aux développeurs d’applications sociales mobiles de s’implanter depuis des années. C’est la version Flash Lite qui n’a jamais percé en Europe réellement mais installées par défaut sur les téléphones.

Aujourd’hui, les acteurs du web mobile se tournent sur le développement dans le browser plutôt en HTML5 comme une priorité.

Aparte sur les évènements du moment au Japon

Sur place, les japonais ont énormément consommé de l’internet mobile, les téléphones étant coupés. Ce qui explique la montée de 800% en nombre de tweets échangés notamment pour s’informer essentiellement entre proches. Chaque société a rapidement mis en place des systèmes d’informations en ligne.

Dans les 24 heures, GREE a mis en plus un système de donation en ligne au travers de leurs jeux en ligne. En deux jours au travers de ces applications, ce sont plus de 1,6 millions de dollars récoltés auprès d’1 million de joueurs.

S’implanter au Japon

Il existe différentes façons de s’implanter dans le pays pour des entreprises extérieures :

Prise de participation dominante dans les actions d’une entité locale déjà créée (Ebay), joint venture entre une entreprise locale et étrangère (Yahoo avec Softbank), un accord marketing ( technorati avec Digital Garage), l’acquisition d’une entreprise locale (Zynga et Groupon), ou marketing direct (hootsuite et twitter directement arrivés sur le marché) . Un bon exemple d’implantation réussie dans la salle avec le fondateur du dashboard socialmedia Hootsuite dont 30% des utilisateurs sont japonais.

Préparation, et relais culturels

Lorsque Hootsuite a voulu se lancer, la demande existait déjà et l’entreprise a proposé à la communauté existante d’utilisateurs de travailler sur la localisation : la tâche est délicate car ils sont parvenus à 8 traductions différentes dans la même langue avec ce système de traduction crowdsourcé à coût zéro; sans utilisateurs investis, ce projet n’était pas faisable. Pour réussir son implantation, il est nécessaire de se préparer à l’avance et de créer un support local réactif (il faut que les utilisateurs comprennent facilement comment l’utiliser). Pour se lancer, les magazines et journaux sont très efficaces en terme de couverture media.

Twinavi.jp est une interface pour twitter repensée pour les japonais. Un conseil n’est pas seulement la traduction mais aussi de repenser l’interface par rapport à la culture. La présence d’une personne du pays est conseillé pour recevoir son feed-back.

Adapter le graphisme à la culture locale.

Les logos comme wordpress, Firefox, Google HTML5 ou autres se transforment en petites mascottes / personnages amusants, colorés et « kawaii » pour toucher un marché beaucoup plus sensible à ce type de communication visuelle.


Le petit Firefox a même un blog personnel afin de faire vivre la marque : http://www.foxkeh.com

14
mar

Day 3 report SXSW at Austin, Texas – two words: humor and small


Yesterday was Sunday I mean the day after Saturday and many of us there at SXSW were having a party ou tried to have one.
And there in Austin at 2.00 am we have had to set clocks ahead 1 hour.

Nevertheless, I attended some conf : one about the impact of humor in the advertising. The speaker was a guy from Cisco who is also a performer, a showman. Can’t remember the name. Gonna tell you later. He told that it’s fruitful to make people share their funny ideas or weird ones, use comedy to sell products. First identify the problem, then listen to complaints, exxaggerate the consequences and hire a guy from film school/ improv theatre. (Ads on Cisco blades or data centers are funny thanks to this)…!

Then « A conversation with Paul Reubens » : the creator of Pee Wee Herman character and show. A famous one man show and actor. I will tell more later. It’s not the subject. Actually yes, it is. He told that he is from the older generation and told us how he uses twitter, FB, and the social networks to do his job. Was funny too.

Hey, my words from the beginning are « line » (I am not the only one to use it. Even Dens of Twitter talks about this : @dens Dennis Crowley : This « not having to wait in line » stuff is niiicccceeee. #founderperks #imtheasshole (@ Beauty Bar) http://4sq.com/dXpf00…

And funny, comedy, humor…

Antoher word will be « small ».
I mean the word is small. You can meet people there you already met in Berlin, Barcelona, etc…
Midday, lunch with the French guys from the French SXSW, Atelier, Cap Digital, Futur en Seine, etc… and Rodrigo, Carlos, Nadya, Quentin, Erwan, Rudy of Dotopen (a Belgian guy located in Barcelone who organises the Mobile Monday and here the Apps Circus), and many more.

Mike Tyson was there to make the promotion of a game (no, I don’t know him personnally :

I went to the Tech Cocktail party : some Austin startups were showing their products on small booths. Met Americans people who know Angers, Nantes, Saumur, The Loire Valley…
And came back to the hotel to sleep. Today Interactive at SXSW begins and the delegation from Angers/ Nantes is there.

News from SXSW soon. Next word will be « innovation »

pictures on the innovation blog :

http://www.western-france.info/innovation/day-3-report-sxsw-at-austin-texas-two-words-humor-and-small/

12
mar

Stop listening to your developers but do living labs with your customers

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Très bonne session ce matin, sur « stop listening your customer ». Non pas pour le contenu (bien mais rien d’étonnant) mais sur le contenant. Des images, de l’humour, de la répartie, l’audience est conquise. @boltron et @tramell ont réussi leur coup. Le but des deux speakers est d’appliquer aux entreprises qu’il faut observer les utilisateurs en train d’utiliser les services et les produits plutôt que de leur poser des questions théoriques hors usage. C’est le principe du living lab.

Et c’est dans la tendance de ce sxsw : remettre ans le contexte, voilà ce que l’on entend depuis…. Oui, finalement cela ne fait que depuis 24 heures que j’entends cela. Et cela, dans le cas d’applications web, ne coûte pas forcement cher. Les outils sont là, il y en a même trop. Une caméra, un prototype fonctionnel, de vraies données, un outil comme Silverback à 70 dollars et vous obtenez le nouveau twitter. Là où cela a fait tilt est que le panel s’est relié à un tweet d‘hier, où il était question de la politique de twiter, qui demandait clairement aux développeurs de créer des clients (l’interface où l’on consulte ses tweets).

OK, c’est moche d’envoyer paître des communautés qui ont aidé au succès d’un concept, mais quand on voit comment l’interface de twitter se complexifie avec les liens directs vers les images, les vidéos, les sites, les retweets, on se doute que les clients codés par des entreprises tierces n’arriveront plus à donner cette impression de richesse fonctionnelle que l’on a avec les « client » officiels.

11
mar

Twitter, twitter, twitter

Xomo Comme le disait Stéphane Distinguin, dit @fano : « Twitter, quelle belle invention quand même ». Oui, ça c’est bien vrai. En 2010, quand je suis arrivé devant le Champion’s, un bar restaurant en face du Convention Center d’Austin, il y avait marqué « follow us on twitter » sur une bannière à diodes rouges.

Cette année, même chose, mais c’est noté cette fois sur le ticket de caisse. Pour être juste, il faut ajouter que sur ledit ticket de caisse est également indiqué qu’il faut suivre cet estaminet sur facebook.

D’aucuns prévoyaient sa mort (et c’est certainement toujours possible), mais le système de microblogging est devenu le système de relation client par excellence. Je me plains de la vilaine tendance d’eventbrite à demander d’imprimer les tickets ?

Eventbrite m’envoie deux tweets pour m’expliquer leur politique. Je chouine sur l’impossibilité de me connecter à l’application SXSW Go développée par Xomo, je reçois un message dans l’heure qui suit. Nous sommes rentrés dans l’ère du twitter industriel.

A quoi me sert facebook sur le sujet ? A rien. Ou alors si, via Beluga, à envoyer des messages de synchronisation à la FXSW team.

8
mar

On the road again – wifiication & magic bus

Comme vous le savez peut-être, l’innovation au SXSW est autant à l’extérieur qu’à l’intérieur, et autant dans les conférences statiques que dans les initiatives mobiles. Je pense par exemple au Start-up Bus, et d’ailleurs je dois pour être plus précis de parler des start-up bus, où ce que l’on appelle dans la presse américaine, les « buspreneurs » qui vont partir de (ctrl c ctrl v) de « New York, Miami, Cleveland, Chicago, Los Angeles, and two from San Francisco ». Il y a aussi le bus à moquette qui part du centre de conférence d’Austin pour se rendre dans le luxueux (un chouia trop, d’ailleurs) habitat du Social Media Club.

Et là, je viens de recevoir un communiqué de presse dans la ligne droite de ce qui précède, en l’occurrence une communication d’un des sponsors du SXSW, Chevrolet. Car oui, si l’on croise Lance Amstrong cyclant dans les artères principales de la ville texane, on a également le droit à des modèles futuristes de voitures dont pour ma part je me fiche mais je suis bien le seul. Bref, que va faire Chevrolet ?

Il va envoyer des véhicules équipés du système de communication OnStar, en l’occurrence un système dédié aux tweets dévoilé pour la première fois dans la vraie vie. Chargés de blogueurs, ces automobiles wifiifiées via Carfi iront porté la bonne parole et écouter les complaintes bitumeuses avant de rejoindre Austin et le panel « The Connected Car: Driving Technology »

19
mar

Visualisez vos données !

Participants : Ben Fry (Processing), Casey Caplowe (Good), Eric Rodenbeck (Stamen), Shan Carter ( New York Times)

Pour ceux qui se demandent quelle est ce terme de « data visualisation » – visualisation des données, c’est un travail technique et graphique qui relie de un grand nombre de données avec le talent de designers afin d’en créer une représentation graphique, plus signifiante et plus esthétique. L’infographie rend ainsi les données plus esthétiques et plus efficaces, elles racontent une histoire. De plus, elles permettent de comprendre en quelques secondes ce qui prendrait des heures à saisir. Je ne ferais pas un compte-rendu très détaillé mais voici quelques exemples :
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18
mar

SXSW: Moins de Tweets, Plus de Check-ins

La tendance la plus marquante de South By cette année, était de loin la folie du check-in sur les app FourSquare, Gowalla et of cours Dismoioù (la version française), et beaucoup moins de login sur  twitter.  À chaque rencontre, ou chaque déplacement, les geeks (et j ‘en fait partie) se colle le nez sur leur rectangle lumineux et partage leur location, même dans l‘avion pour sxsw où j’ai rencontré grâce à Gowalla , Andy Elwood leur biz dev.

C’est un moyen pour savoir rapidement où l’action se passe, où sont nos amis, et évidemment la soirée a laquelle où il faut aller (ou ne  pas aller).
Pour ce qui est de la différence entre FourSquare et Gowalla, ma préférence va en tant que geek girl & design addict a Gowalla qui a une interface bien plus jolie et friendly que FourSquare, par conséquent mes amis sur Gowalla sont en majorité des design-nerds de la Cote Ouest, alors que sur FourSquare j’ai plutôt des dev, codeurs, et super nerds de la Cote Est.

Histoire d’avoir une petite idee du nombre de check-in en temps reel a Austin allez faire un tour sur vicarious

PS: Sorry pour mon « post » en Jean- Claude Van (ma)Damme , j ai perdu l’habitude d’écrire en français apres 6 ans a Nouillorque…

17
mar

Le client au centre du média social et inversement

Inside the convention center Twitter, c’est LE système ultime de service client. Tout le monde en est tellement persuadé ici que le mot d’ordre est de faire comprendre aux entreprises de transférer leurs équipes e-reputation du marketing au support client. Le panel consacré au 140 signes Customer Service était plutôt riche : il comprenait les responsables de la surveillance des media sociaux de Comcast, HP et Microsoft.

Premier échange et consensus autour de la notion de dialogue entre clients et entreprises sur Twitter : c’est une fonction à équidistance des relations publiques et du service client. Et de toute façon, comme le faisait remarquer le patron d’Altimeter, « Les clients se fichent de savoir à quel service ils s’adressent. Ils veulent juste que leur problème soit réglé« . On passe ensuite au degré d’asservissement au client que supposerait Twitter.

Microsoft : « Transparence ne veut pas dire oui au client« . Cela parait idiot de dire cela, mais d’après ces spécialistes, les internautes sont de plus en plus nombreux à menacer les entreprises d’appeler au boycott de leurs produits auprès de leurs followers. Autre point d’accord, rester factuel, et pratiquer la transparence alliée à la réactivité. Résultat, chez HP : « On a été tellement transparent que l’histoire ne pouvait pas être excitante, elle est vite devenue ennuyeuse« .

Autre question qui se pose : faut-il uniformiser le style des réponses apportées par les salariés en charge des médias sociaux. Réponse claire : fournir des limites claires mais très basiques (ne pas parler de choses non encore commercialisées, être poli, dire clairement que l’on appartient à la société). Après, il faut laisser faire le collaborateur sur son ton, sur son avatar… Après tout, il appartient aussi à la communauté avec laquelle il échange.

16
mar

Entreprises, créez votre jeu sur Twitter !

Twitter games

Le média social à 140 caractères est un bon moyen de diffuser votre marque : c’est un « information network« , si l’on suit la recommandation des animateurs de la conférence « Playing with 140 characters, designing games for Twitter« . Si à cela vous ajoutez l’incentive fatal, vous avez tout compris. Quel est-il ? Le jeu, voyons ! Ou en tous cas, le ludique. [Lire la suite →]

14
mar

Twitter : suivre une, deux, ou trois conférences en simultanée

Lorsque l’on suit un évènement, la manière dont on se sert des nouveaux outils de communication comme Twitter peut surprendre. On sait déjà que Twitter permet de suivre une conférence en direct, mais au SXSW, l’usage de cet outil de veille prend une toute autre dimension lorsque ce ne sont pas moins de 15 sessions qui se déroulent en même temps. [Lire la suite →]