18
mar

Activitystream : les machines doivent donner du sens à nos données et nous aux usages

Chris Messina de Google a sans doute donné l’une des conférences les plus intéressantes de ce SXSW à propos du principe d’Activitystream : le flux continu des informations et données que nous produisons chaque jour sur toutes les plateformes (Facebook, Twitter, youtube….), à l’ère d’un internet de plus en plus versé dans le temps réel. J’ai déjà eu l’occasion d’en parler au micro de Renaud mais le sujet est si fort que c’est l’occasion d’en reparler.

- De plus en plus de services aujourd’hui nous permettent d’annoncer ce que nous faisons, aimons, partageons, et où nous nous trouvons, avec qui… mais de manière cloisonnée parfois. quelle logique à cela ?

- Nous communiquons de plus en plus au travers d’objets. L’explosion du mobile, de l’internet des objets va accélérer encore plus les choses.

- Les standards qui permettent de faire dialoguer les machines entre elles (les flux de syndications de contenu comme Atom, rss) vont devenir petit à petit dépassés. Il faut donner plus de sens aux données que nous transmettons à toutes ces plateformes. Il faut leur donner une conscience en somme : de leur contexte, de la raison de leur existence et de leur destination.

- Toutes ces données et signes de vie numériques vont un jour avoir besoin d’avoir une mémoire : passé, présent, futur, avec également un tri des informations : par sens, catégories, type d’activité…

Entre technique et usage : la notion de sens

Cette conférence assez technique est en réalité une projection dans le futur : si les machines doivent donner du sens à nos informations qu’elles font transiter entre elles, à nous d’en donner aux usages que nous allons faire de ces outils communication. Si je fais la comparaison entre deux applications de géocalisation, – entre Foursquare et Dismoiou (qui se lance sur le marché us dans quelques jours d’ailleurs) – l’un ne fait qu’annoncer sa position et introduit un peu de jeu dans la ville, l’autre a une réelle utilité, selon un principe de recommandation collaborative des points les plus intéressants autour de soi. Deux activités différentes, et complémentaires ? Mais quel usage me sera au long terme le plus utile ? Pas seulement pour les geeks, attention, pour chacun d’entre nous.

De même que lors d’une conférence autour de l’évolution des interfaces du futur : la réalité augmentée sur mobile – selon l’un des conférenciers – est fatigante à manipuler, peu pratique, ne faisant fantasmer que les services marketing. Passé le premier effet « wahou », peu l’utilisent. La réponse se trouvera dans de nouveaux terminaux comme des lunettes, permettant de les porter en permanence, et de redécouvrir la ville autrement. Solution technique plus logique en terme d’usage, qui n’a de sens que si les gens la trouve judicieuse en pratique. C’est une sorte de Darwinisme par le bon sens et l’usage collectif.

Je parlais à propos de cette édition du SXSW d’une évolution silencieuse des technologies et des usages. La montée des applications mobiles et des newsfeeds en terme d’usage est en train de monter (confer les dernières transformations de Facebook), et c’est aux technologies de prendre le relais : à elles d’évoluer pour répondre à ce que les gens veulent faire d’internet : un espace de collaboration, de partage et de communication permanent basé de plus en plus sur l’instantanéité. Les deux se relayent à tour de rôle pour faire évoluer la manière dont au final, le monde et internet change. Avec l’activityStream, la balle est dans le camp de la machine, à nous de trouver les nouveaux usages de toutes ces données que nous produisons.

13
mar

Podcast : la guerre des applis locales

Merci les amis. A chaque changement de lieu, toute la FXSW team doit se lmoguer sur Foursquare, Gowalla et Tellmewhere. Pourquoi ? Réponse avec Gilles Barbier (Tellmewhere) et Phil Jeudy. Jingle (c) @Hebiflux

Nous étions tous les quatre à boire des double expressos d’une antenne SXSW du Starbuck, nous étions penchés sur nos iPhone/Blackberry, nous avions tous des têtes de Romero. C’était donc le bon moment pour sortir le nagra. Attention, quelques saturations sont à prévoir !