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	<title>frenchxsw &#187; libé</title>
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		<title>frenchxsw &#187; libé</title>
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		<title>Pour Danah Boyd, la privacy n&#8217;est pas morte</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 17:10:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>J-S. Beuscart</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Danah boyd est une sociologue qui explore, depuis plusieurs années, la façon dont les gens s&#8217;approprient les médias sociaux, qu&#8217;il s&#8217;agisse des adolescents américains sur myspace, de tout un chacun sur Facebook, ou de l&#8217;élite geek sur Twitter. C&#8217;est aussi une excellente oratrice, très incisive, et c&#8217;était un réel plaisir de l&#8217;entendre prononcer la conférence [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.frenchxsw.com/wp-content/uploads/2010/03/danah_boyd.jpg"><img class="size-full wp-image-477 alignleft" style="margin-left: 5px; margin-right: 5px;" title="danah_boyd" src="http://www.frenchxsw.com/wp-content/uploads/2010/03/danah_boyd.jpg" alt="" width="225" height="225" /></a>Danah boyd est une sociologue qui explore, depuis plusieurs années, la façon dont les gens s&#8217;approprient les médias sociaux, qu&#8217;il s&#8217;agisse des adolescents américains sur myspace, de tout un chacun sur Facebook, ou de l&#8217;élite geek sur Twitter. C&#8217;est aussi une excellente oratrice, très incisive, et c&#8217;était un réel plaisir de l&#8217;entendre prononcer la conférence plénière d&#8217;ouverture du festival.</p>
<p>La conférence portait sur la &laquo;&nbsp;privacy&nbsp;&raquo;, qu&#8217;on peut traduire imparfaitement par droit à la vie privée ; autrement dit, la capacité des individus à contrôler quels aspects de leur vie sont rendus publics, et à quel public. Le discours de danah boyd s&#8217;inscrivait en réaction directe à plusieurs déclarations récentes de caciques de l&#8217;Internet annonçant la fin de la privacy : Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, l&#8217;a déclarée &laquo;&nbsp;morte&nbsp;&raquo; il y a quelques mois, tandis que le PDG de Google, Eric Schmidt, avait soupçonné les gens qui s&#8217;inquiètent pour la privacy &laquo;&nbsp;d&#8217;avoir quelque chose à cacher&nbsp;&raquo;. Contre cette tendance, la sociologue a affirmé que les gens n&#8217;ont à aucun moment renoncé à contrôler l&#8217;information personnelle qu&#8217;ils rendent publique, et que l&#8217;affirmation contraire est le reflet d&#8217;une croyance limitée à une petite élite sociale et technologique.<span id="more-473"></span><br />
C&#8217;est cette croyance qui a conduit Google au désastre du lancement de Google Buzz : en construisant un réseau social public par défaut au sein de l&#8217;univers le plus privé qui soit (le mail), Google s&#8217;est heurté violemment au souci des individus de contrôler le passage de l&#8217;information des réseaux amicaux aux réseaux publics. C&#8217;est cette même croyance qui a poussé Facebook à rendre publique par défaut tout l&#8217;information de ses utilisateurs il y a quelque mois, avant de se rétracter en partie. Que cette croyance repose sur de l&#8217;ignorance ou le mépris des soucis réels des individus ordinaires ne change guère les données du problème.<br />
Bien sûr, dans les couloirs de la conférence comme sur twitter, les festivaliers n&#8217;ont pas manqué de soupçonner que l&#8217;embauche récente de la sociologue par Microsoft Research contribue à la virulence vis-à-vis de Google et Facebook. La démonstration n&#8217;en reste pas moins intéressante.</p>
<p>Danah boyd a commencé par rappeler que, dans la vraie vie (IRL), la privacy est l&#8217;objet d&#8217;apprentissages et de négociations toujours imparfaites. On apprend à faire plus ou moins confiance aux individus quant à la rétention de l&#8217;information qu&#8217;ils ont sur nous ; et on apprend à faire plus ou moins confiance aux endroits dans lesquels on se trouve. Par exemple, si dans un café j&#8217;entends le récit très intime de mes voisins de table, la norme sociale veut que je me comporte comme si je ne l&#8217;avais pas entendu, et que je ne fasse aucun usage de cette information. Ces normes sont toujours en partie floues, renégociées selon les situations ; elles n&#8217;en sont pas moins cruciales au bon déroulement de notre vie sociale. Le contrôle de la diffusion de notre information personnelle repose donc, IRL, sur des suppositions raisonnables quant à la confiance que l&#8217;on peut accorder aux gens et aux lieux.</p>
<p>Il n&#8217;y a aucune raison de croire que ces enjeux soient différents en ligne. Les gens ordinaires interviewés par la sociologue n&#8217;ont pas abandonné l&#8217;idée de contrôler la publicité de leur information. Bien sûr, ils sont prêts à publier beaucoup de choses en ligne, parce que c&#8217;est justement le ressort du web social : on se montre pour susciter des rencontres. Mais cela ne signifie pas qu&#8217;on accepte par extension de tout montrer à tout le monde : un statut facebook s&#8217;adresse à mes amis Facebook, aux personnes avec lesquelles j&#8217;interagis régulièrement. Les adolescents qui s&#8217;exposent souhaitent se montrer à leurs pairs, pas aux gens qui ont du pouvoir sur eux (parents, enseignants, recruteurs, etc.).<br />
La plupart du temps, lorsque le fruit de cette exposition (photos, blagues, opinions à l&#8217;emporte-pièce…) se trouve être public, et accessible notamment aux moteurs de recherche, c&#8217;est par ignorance des règles de fonctionnement des sites et de leur évolution. D. boyd a ainsi demandé à des dizaines d&#8217;utilisateurs ordinaires ce qu&#8217;ils pensaient être leurs paramètres de privacy sur Facebook, avant de vérifier les paramètres effectivement activés : &laquo;&nbsp;le taux de recoupement est de 0%&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Quelle importance finalement, du moins pour tous les gens qui n&#8217;ont &laquo;&nbsp;rien à cacher&nbsp;&raquo; ? D&#8217;une part, bien sûr, l&#8217;exposition d&#8217;une conversation privée à un public large peut générer des drames liés à la pression de l&#8217;attention publique. Mais surtout, danah boyd rappelle que l&#8217;espace public de nos sociétés occidentales n&#8217;est pas, du moins pas encore, parfaitement égalitaire et démocratique. Lorsque les individus blancs, mâles, surdiplômés et ultra-compétents technologiquement, qui constituaient la majorité de l&#8217;auditoire, s&#8217;expriment dans l&#8217;espace public, ils estiment avec raison ne prendre aucun risque pour leur vie privée ou professionnelle. Mais l&#8217;espace public, même numérique, n&#8217;est pas si accueillant pour tout le monde : danah boyd remarque que lorsque plusieurs sujets liés à la culture noire-américaine apparaissent dans les &laquo;&nbsp;trending topics&nbsp;&raquo; de twitter, les réactions de rejet fleurissent. Et plus généralement, de très nombreux professionnels sont trop dépendants de leurs clients et employeurs pour qu&#8217;on les contraigne à afficher leurs conversations en ligne ; il n&#8217;est sans doute pas souhaitable que les opinions politiques et religieuses des enseignants soient accessibles facilement aux parents d&#8217;élèves. La publicité sur les réseaux sociaux n&#8217;est pas nécessairement un outil de démocratisation de l&#8217;espace public, et peut très bien opérer dans le sens contraire.</p>
<p>En guise d&#8217;adresse finale aux décideurs et créateurs de technologies sociales présentes dans la salle, Danah Boyd a rappelé qu&#8217;il n&#8217;existe pas de solution miracle : le problème n&#8217;est pas d&#8217;inventer le bon algorithme. Il faut plutôt chercher des outils permettant de rendre autant que possible le contrôle aux utilisateurs, outils qui seront, comme dans la vraie vie, forcément imparfaits.</p>
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		<title>Michel Gondry, le frenchy adoré à SXSW</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 15:44:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>A. Zaguri</dc:creator>
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		<category><![CDATA[FXSW]]></category>
		<category><![CDATA[libé]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Gondry]]></category>
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		<description><![CDATA[Interminable file d’attente, salle de conférence immense sans une chaise de libre, Michel Gondry a une demie heure de retard. Mon voisin de gauche, un photographe new-yorkais en profite pour me montrer quelques uns de ses clichés depuis son iphone, des portraits de Bill Gates et autres grands managers défilent. Venu à SXSW pour parfaire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Interminable file d’attente, salle de conférence immense sans une chaise de libre, Michel Gondry a une demie heure de retard. Mon voisin de gauche, un photographe new-yorkais en profite pour me montrer quelques uns de ses clichés depuis son iphone, des portraits de Bill Gates et autres grands managers défilent. Venu à SXSW pour parfaire une clientèle de leaders, il me confie « You french people have some troubles mixing business and art, once you get money you loose your art legitimacy, but there is one exception to me, it is Michel&#8230;»</p>
<p><span id="more-535"></span></p>
<p style="text-align: justify;">L’engouement que suscite la visite de notre artiste réalisateur local traduit en effet une fascination pour le style inimitable à la fois artisanal, «fait-maison», affichant une subtilité charmante faite de détails simples, en désaccord culturel avec le gigantisme américain.<br />
Michel Gondry débarque enfin, surpris par la foule présente, le journaliste lui rappelle qu’il est très «successful in America», avant que le frenchy réponde: «I am famous for the people who love me», le public éclate de rire, la nonchalance naturelle et la sympathie du réalisateur embarque la salle pour plus d’une heure d’ interviews, de présentation de son nouveau film, de sa relation avec son fils, de question-réponses avec les fans.</p>
<p style="text-align: justify;">Le journaliste s’arrête sur quelques anecdotes dont la présence de Michel sur le web. L’invité a proposé sur son site internet de dessiner les portraits de ceux qui le souhaitaient, pour cela il leur suffisait d’envoyer une photo. Michel Gondry explique: «Le business modèle me paraissait alors bien ficelé : 20 $ pour 2 minutes par photo traitée. Puis j’ai trouvé que ça manquait de couleur, je cherchais également à m’améliorer en dessin, mes 2 minutes initiales sont passées à 15&#8230;parallèlement des milliers de demandes atterrissaient sur ma boite mail&#8230;» De cette expérience, il sort un livre avec tous les portraits. Une main se lève dans la salle, un jeune américain déclare : « I did send you my picture and I’ve received my drawing, thank you very much!». Epaté par cette coïncidence, l’auteur cherche alors dans son livre le dessin en question et brandit fièrement la page devant tout le monde. Le public est conquis : non seulement il est talentueux, mais il reste accessible, il garde un lien humain privilégié avec les gens.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.frenchxsw.com/wp-content/uploads/2010/03/Gondry.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-536" title="Gondry" src="http://www.frenchxsw.com/wp-content/uploads/2010/03/Gondry-225x300.jpg" alt="" width="136" height="179" /></a>Son prochain film s’intitule <em>The Thorn In The Heart,</em> portrait intime de son histoire familiale. Il revient sur son enfance entre Versailles et la campagne, chez une tante professeur dans un petit village, évoque les difficultés dont il était témoin au moment de l’exode rurale. Sa créativité vient certainement de là, de son éducation, des encouragements qu’il a reçus pendant son enfance, lui, l’artiste de la famille. Aujourd’hui encore, le réalisateur entretient un rapport familiale dans son travail avec notamment son fils qui écrit des scénarios et sa tante qui tricote pour ses décors, sacré frenchy.</p>
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		<title>« Je suis un chercheur et l’art est un laboratoire», l’artiste à l’ère digitale</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 15:29:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>A. Zaguri</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[artiste chercheur]]></category>
		<category><![CDATA[libé]]></category>
		<category><![CDATA[multitouch]]></category>
		<category><![CDATA[Openframeworks]]></category>
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		<description><![CDATA[Sur la centaine de conférences au programme de SXSW Interactive, la seule à mentionner spécifiquement la notion d’artiste est : OpenFrameworks &#8211; A Powerful Creative Coding Library for Artists.
OpenFrameworks est une bibliothèque de programmation open-source créée par les artistes Zachary Lieberman et Theodore Watson, en collaboration avec la communauté internationale d’artistes, de designers et de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Sur la centaine de conférences au programme de SXSW Interactive, la seule à mentionner spécifiquement la notion d’artiste est : OpenFrameworks &#8211; A Powerful Creative Coding Library for Artists.</p>
<p style="text-align: justify;">OpenFrameworks est une bibliothèque de programmation open-source créée par les artistes Zachary Lieberman et Theodore Watson, en collaboration avec la communauté internationale d’artistes, de designers et de chercheurs qui l’utilisent. Ces sources de codes répertoriés permettent de développer des installations et prototypes depuis nos systèmes d’exploitation. Une fois connus les concepts de base de la programmation, c’est l’outil rêvé pour les artistes qui souhaitent ouvrir leurs créations audiovisuelles aux interfaces interactives.</p>
<p><span id="more-523"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Zachary Lieberman, artiste américain mais également programmeur informatique, cofondateur de la librairie de codes C++ <a href="http://www.openframeworks.cc/about" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.openframeworks.cc/about?referer=');">Openframeworks.cc</a>, revient sur ses débuts : «ma grand mère me demandait ce que je faisais pour gagner ma vie, j’étais mal à l’aise avec l’idée qu’elle se faisait de l’artiste. Je ne suis pas le génie créateur isolé dans son atelier, je fais de la R&amp;D, je suis un chercheur et l’art est un laboratoire».<br />
Zachary a cette double culture, à la fois artistique et technologique. Il représente une nouvelle génération d’artistes qui partagent les valeurs des hackers, de la culture DIY (Do it yourself), lisent <a href="http://makezine.com/magazine/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/makezine.com/magazine/?referer=');">Make magazine</a> et inventent des procédés interactifs et artistiques. Il parcoure le monde entier de New York à Tokyo en passant par le Dorkbot de Madrid pour dispenser des workshops à la communauté grandissante du DIY. Tel un prêcheur, il diffuse la bonne parole : «making and sharing».</p>
<p style="text-align: justify;">Notre speaker entre dans le coeur de ses projets avec une série de <a href="http://www.youtube.com/watch?v=hQhoe_hJIZ8" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.youtube.com/watch?v=hQhoe_hJIZ8&amp;referer=');">vidéos</a> illustrant les possibilités illimitées d’OpenFrameworks. Le dessin devient matière interactive musicale grâce à une interface multitouch. De très jeunes utilisateurs aux yeux écarquillés s’approprient l’interface naturellement, «j’aime le moment de l’émerveillement face à une installation», commente-t-il. Simple avant-goût de son art qu’il entend mettre au service des autres, Zachary entame alors la présentation d’<a href="http://www.eyewriter.org/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.eyewriter.org/?referer=');">Eyewriter</a>&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.frenchxsw.com/wp-content/uploads/2010/03/zachary-eye-2.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-526" title="zachary eye 2" src="http://www.frenchxsw.com/wp-content/uploads/2010/03/zachary-eye-2-300x112.jpg" alt="" width="238" height="88" /></a>Suite à la maladie du graffeur Temptone, paralysant la totalité de son corps excepté ses yeux, Zachary et son équipe créent Eyewriter, un outils accessible financièrement et open-source, d’écriture informatique générée par le mouvement de la pupille.<br />
C’est grâce à Eyewriter que Temptone retrouve la faculté de communiquer, mais surtout, de graffer.</p>
<p style="text-align: justify;">En étudiant les formes des tags du<a href="http://www.frenchxsw.com/wp-content/uploads/2010/03/Zacharyeye.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-527" title="Zacharyeye" src="http://www.frenchxsw.com/wp-content/uploads/2010/03/Zacharyeye-300x178.jpg" alt="" width="203" height="120" /></a> malade, Zachary invente un système de création de tags à la manière du graffeur. Et pour que l’expérience soit totale, ses création sont projetées sur les immeubles de Los Angeles avant de faire le tour du monde. « C’est comme prendre sa respiration après avoir été plongé dans l’eau pendant trop longtemps», témoignera Temptone.</p>
<p style="text-align: justify;">A l’entrée dans l’ère industrielle fin 19e, la place de l’artiste a pris une tournure fondamentale, illustrée notamment par l’école du Bauhaus. L’école qui renouvela les arts plastiques en rapprochant l’art de l’artisanat a faite sienne l’évolution industrielle. Du mariage de l’art et de l’industrie naquit le design. A l’ère de la révolution numérique, comment nommer le phénomène de convergence de la science, de l’art et des NTIC? Quelles seront ses répercussions? Quelle place il aura dans notre société? Dans l’histoire de l’art? En attendant ces réponses, Zachary témoigne de la naissance d’une nouvelle forme de création artistique, technologique et sociale.</p>
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		<title>Les réseaux sociaux ont-ils appauvri notre vie sociale ?</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Mar 2010 17:50:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>J-S. Beuscart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[libé]]></category>

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		<description><![CDATA[
A SXSW, si vous jetez un œil indiscret l&#8217;ordinateur de n&#8217;importe lequel des festivaliers, vous tomberez inévitablement sur navigateur ouvert simultanément et au minimum sur des onglets mail, facebook et twitter. Les participants de SXSW constituent donc un public particulièrement concerné par la question légèrement provocatrice posée par un  panel de jeunes chercheuses et chercheurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.frenchxsw.com/wp-content/uploads/2010/03/twitimg.jpg"><br />
</a>A SXSW, si vous jetez un œil indiscret l&#8217;ordinateur de n&#8217;importe lequel des festivaliers, vous tomberez inévitablement sur navigateur ouvert simultanément et au minimum sur des onglets mail, facebook et twitter. Les participants de SXSW constituent donc un public particulièrement concerné par la question légèrement provocatrice posée par un  <a href="http://my.sxsw.com/events/event/563" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/my.sxsw.com/events/event/563?referer=');">panel de jeunes chercheuses et chercheurs</a> dans l&#8217;après-midi de vendredi : est-ce que la technologie affaiblit les relations sociales ? Est-ce que le fait de démultiplier nos relations sociales sur diverses plateformes (facebook, twitter, myspace, linkedin, etc.) ne conduit pas, finalement, par diminuer la valeur de nos relations, en dispersant notre attention entre un trop grand nombre de personnes, et entre un trop grand nombre de lieux virtuels ? Le point de départ, c&#8217;est l&#8217;intuition que tout le temps passé en ligne, à poster des statuts, répondre à des commentaires, est forcément pris quelque part, dans la &laquo;&nbsp;vraie vie&nbsp;&raquo;. Le débat était un peu décousu, mais proposait un panorama intéressant des arguments.<span id="more-265"></span></p>
<p>Les panelistes ont ouvert le débat par la question de l&#8217;impact des réseaux sociaux sur notre vie sentimentale. Ils se partageaient en deux camps. Le premier estimait que les réseaux sociaux rendent la vie amoureuse plus stratégique, calculée, et donc moins romantique. D&#8217;une part, les individus travaillent leurs identités en ligne pour apparaître sous leur meilleur jour, modifient tel ou tel aspect de leur profil en fonction de la cible ; en d&#8217;autres termes, ils se considèrent comme des produits ou des marques, développent leur &laquo;&nbsp;personnal brand&nbsp;&raquo; à la manière de responsables marketing. D&#8217;autre part, ils sont aussi plus calculateurs dans le choix de leurs partenaires, en examinant et comparant sous toutes les coutures les informations fournies par les profils sur les réseaux sociaux. L&#8217;autre camp faisait valoir au contraire que, grâce aux réseaux sociaux, on va à l&#8217;essentiel quand on se voit ; tout particulièrement dans le contexte américain du &laquo;&nbsp;dating&nbsp;&raquo;, cela permet d&#8217;éviter les phases délicates et embarrassantes où l&#8217;on se raconte : &laquo;&nbsp;we cut the crap&nbsp;&raquo;. Dans cette partie du débat, les chercheurs semblaient se baser tout autant sur leurs propres expériences autant que ses enquêtes de terrain, ce qui rendait à la fois le débat plus vivant et les conclusions plus incertaines. Notons au passage un résultat de recherche amusant : à photo identique, on est perçu comme plus attirant si l&#8217;on a des amis attirants ; amis stratèges, ayez-le à l&#8217;esprit la prochaine fois que vous ferez le ménage dans vos amis facebook…</p>
<p>La partie la plus intéressante portait sur l&#8217;impact des réseaux sociaux sur les relations au travail. Sur ce sujet, tous les chercheurs étaient d&#8217;accord sur le constat d&#8217;un paradoxe : la connectivité permanente a tendance à accroître la charge de travail, en rendant disponible à tout moment, en faisant en sorte que le travail soit présent dans les espaces personnels ; pour autant, l&#8217;usage des réseaux sociaux au travail est plébiscité par les individus, car ils enrichissent les relations avec les collègues, les rendent plus personnelles et plus humaines. Autrement dit, quand la frontière entre le personnel et le professionnel devient plus floue, le professionnel devient plus sympa, mais aussi plus présent.<br />
Certes, cette intrusion du personnel dans le professionnel n&#8217;est pas forcément bien vue par les entreprises : 54% des entreprises américaines interdisent l&#8217;usage des réseaux sociaux. Par ailleurs, pour les utilisateurs, elle ne bouleverse pas les normes sociales, et ne rentre pas nécessairement en conflit avec l&#8217;organisation hiérarchique : plus de 60% des américains estiment qu&#8217;il est malvenu d&#8217;être &laquo;&nbsp;ami&nbsp;&raquo; avec son boss (ou son employé) sur un réseau social. Pour résumer, la pratique du réseau social avec les collègues est appréciée parce qu&#8217;elle permet d&#8217;enrichir les relations entre égaux, mais ne doit pas perturber l&#8217;ordre existant.</p>
<p>Pour terminer, les chercheurs s&#8217;interrogeaient sur la possibilité et la valeur des relations exclusivement en ligne. Les arguments des panelistes étant un peu convenus (&laquo;&nbsp;rien ne vaut le face à face&nbsp;&raquo; / &laquo;&nbsp;mais non c&#8217;est simplement une question d&#8217;habitude&nbsp;&raquo;), les meilleures remarques sont venues de la salle : plusieurs membres de l&#8217;assistance estimaient que les relations professionnelles sont plus simples lors qu&#8217;elles se déroulent en ligne, du fait de l&#8217;asynchronie notamment, qui laisse plus de liberté et d&#8217;autonomie aux individus. Et un psychiatre spécialisée dans les nouvelles technologies rappelait que ce sont en définitive les interactions de face à face qui sont les plus risquées, car elles font intervenir une multitude de canaux de communication corporels que nous maîtrisons très mal. C&#8217;est ce qui les rend à la fois plus belles et romantiques, et potentiellement plus frustrantes, que nos relations en ligne.</p>
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		<title>SXSW, anatomie du programme</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 01:34:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>J-S. Beuscart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[libé]]></category>
		<category><![CDATA[micro-celebrité]]></category>
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		<category><![CDATA[web social]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;élaboration du programme de SXSW obéit, au moins en partie, aux principes du web collaboratif et des barcamps. Tout un chacun peut y proposer une conférence ; puis les participants votent pour les conférences et panels qu&#8217;ils souhaitent voir.
Donc, en forçant un peu le trait, on peut considérer le programme comme un document sociologique, une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;élaboration du programme de SXSW obéit, au moins en partie, aux principes du web collaboratif et des barcamps. Tout un chacun peut y proposer une conférence ; puis les participants votent pour les conférences et panels qu&#8217;ils souhaitent voir.<br />
Donc, en forçant un peu le trait, on peut considérer <a href="http://my.sxsw.com/events?&amp;logged_in=true" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/my.sxsw.com/events?_amp_logged_in=true&amp;referer=');">le programme </a>comme un document sociologique, une production écrite collective, qui reflète les préoccupations et tendances des acteurs du web en 2010. Pour patienter en attendant le début du festival, jouons donc à lire les entrailles du programme ; les tendances sont nombreuses bien sûr, en voici simplement quelques-unes qui font échos à mes sujets d&#8217;intérêt.<span id="more-245"></span></p>
<p><strong>Everything goes social<br />
</strong>En parcourant les intitulés de conférences, on trouve sans surprise de nombreuses conférences intitulées « something 2.0 », témoignant de la diffusion des outils sociaux du web 2.0 à la plupart des domaines de l’activité en ligne : l’amour et la sexualité bien sûr (« love 2.0 », « cybersex 2.0 »), mais aussi la mode (« fashion 2.0 »), le financement (« donations 2.0 », « startup incubators 2.0 »), la religion (« judaism 2.0 »), l’exploration spatiale (« moon 2.0 »), et finalement la vie elle-même (« life 2.0 »).<br />
Au-delà du vocable « 2.0 », légèrement en perte de vitesse, un très grand nombre de conférences portent sur la façon dont les outils de sociabilité du web transforment les activités économiques. C’est notamment le cas de nombreux domaines de l’entreprise : le recrutement (&laquo;&nbsp;recruitement goes social&nbsp;&raquo;), la collaboration d’équipe (« workplace collaboration goes social »), la sous-traitance (« outsourcing goes social ») et surtout le marketing (« marketing goes social », « marketing strategies for Social », « social media marketing for your business », etc.), la communication et la publicité (« user generated advertising »). Un conférencier promet même de réconcilier les publicitaires et l’éthique grâce au web social : « work in advertising and sleep well at night ». Reste à voir, pour juger sur pièces, la solidité des argumentaires.</p>
<p><strong>La micro-célebrité<br />
</strong>L’un des aspects les plus frappants de la diffusion des médias sociaux est qu’ils ont permis a des individus d’accéder à des formes de notoriété et de reconnaissance importantes, qui ne passent pas par les formes traditionnelles de légitimité que sont par exemple le diplôme, les prix, la publication de livres ou d’articles de journaux, l’élection, etc. Un certain nombre de conférences se penchent sur ces nouveaux phénomènes de réputation et d’influence. Certains panels se proposent d’examiner les pratiques, dans ce qu’elles ont de plus étonnant ou choquant, notamment leur égocentrisme débridé : « shameless self-promotion without looking like an @%#&amp; ! », « why self-promotion will save the world ». D’autres proposent d’étudier le phénomène de façon plus objective, de comprendre la nature de la réputation en ligne et ses enjeux : « measuring blogger credibility », « celebrity, microcelebrity, and the future of Internet fame », « the future of influence », « online tastemakers ».</p>
<p><strong>Internet + TV = ???<br />
</strong>Un autre ensemble de conférence s&#8217;interroge sur l&#8217;articulation future entre internet et TV. Internet et TV sont aujourd&#8217;hui souvent présentés comme concurrents (&laquo;&nbsp;pay TV vs Internet: the battle for your TV&nbsp;&raquo;), sur le marché publicitaire notamment (&laquo;&nbsp;online advertising: losing the race to the bottom&nbsp;&raquo;). Plusieurs panels se proposent de réfléchir à la convergence future : certains examinent les conséquences du développement fulgurant de la consommation de vidéo en ligne (&laquo;&nbsp;From Hulu to Yahoo Widgets: will the Internet transform the TV?&nbsp;&raquo;), d&#8217;autres se penchent sur les nouveaux modèles économiques de l&#8217;audiovisuel (&laquo;&nbsp;Monetizing film, TV and video distribution in an online world&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Web video thunderdrome: branded vs unbranded, you decide&nbsp;&raquo;), d&#8217;autres encore abordent la question sous l&#8217;angle de la création, en se demandant s&#8217;il existe des recettes du succès d&#8217;une vidéo sur le web (&laquo;&nbsp;how to create a viral video&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;epic lulz: creating funny contents on the web&nbsp;&raquo;). L&#8217;étape ultime de cette convergence, c&#8217;est le &laquo;&nbsp;transmedia&nbsp;&raquo;, soit le graal d&#8217;une expérience audiovisuelle qui combine parfaitement les médias, fondée sur un scénario promenant subtilement le spectateur d&#8217;un média à l&#8217;autre pour enrichir l&#8217;histoire (&laquo;&nbsp;the 10 minutes transmedia experience&nbsp;&raquo;).</p>
<p><strong>Et sinon, y&#8217;aura des stars ?<br />
</strong>L&#8217;interview publique la plus annoncée est sans doute celui du co-fondateur de Twitter, Evan Williams ; celui de Daniel Elk, directeur de Spotify (le service de streaming dont on a beaucoup parlé cette année), devrait également draîner une audience nombreuse. Côté académique, on ne manquera pas le discours d&#8217;ouverture de l&#8217;incontournable Danah Boyd, anthropologue des nouveaux médias, qui nous parlera du rapport des adolescents à la pudeur et à la vie privée dans leurs comportements en ligne. J&#8217;aurai aussi le plaisir d&#8217;aller rencontrer les auteurs de certaines de mes plus intéressantes lectures récentes sur le web : notamment Clay Shirky, professeur à Harvard et auteur d&#8217;un ouvrage très clair sur la coopération à grande échelle sur Internet ; et Scott Kirschner, auteur d&#8217;une théorie stimulante sur les nouveaux modèles de l&#8217;économie artistique. On ne manquera pas non plus Bruce Sterling, auteur de science-fiction cyberpunk, collaborateur régulier de Wired et, paraît-il, super orateur.<br />
J&#8217;en oublie, bien sûr.</p>
<p><a href="http://my.sxsw.com/user/schedule/jsbeuscart" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/my.sxsw.com/user/schedule/jsbeuscart?referer=');">Mon programme</a></p>
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		<title>A Austin, on ausculte le présent et le futur du Web</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 23:02:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>J-S. Beuscart</dc:creator>
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		<category><![CDATA[libé]]></category>

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		<description><![CDATA[South by SouthWest (SXSW), c’est la combinaison de trois festivals, Web, musique et cinéma, durant 10 jours, à Austin, au cœur du Texas. Je m’y rends pour la première fois, avec des attentes à la hauteur de la réputation de l’événement.
Le festival Web (dit « interactive ») est l’un des plus gros regroupements annuels des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>South by SouthWest (SXSW), c’est la combinaison de trois festivals, Web, musique et cinéma, durant 10 jours, à Austin, au cœur du Texas. Je m’y rends pour la première fois, avec des attentes à la hauteur de la réputation de l’événement.</p>
<p>Le festival Web (dit « interactive ») est l’un des plus gros regroupements annuels des acteurs du web, tout particulièrement du web 2.0 ou « social ». Pendant 5 jours, plus de 400 conférences et discussions auscultent le présent et le futur du web. Des entreprises, des consultants, des universitaires, imaginent l’évolution des multiples facettes de notre vie en ligne, depuis la consommation jusqu’à la religion, en passant pas la sociabilité, la sexualité, le divertissement, l’humour, la politique, etc. Le format des conférences évite tant le côté « salon » des grands événements marketing où les entreprises viennent vendre leurs produits, que l’aspect parfois élitiste des conférences purement universitaires. Le festival connaît un succès croissant, et a accueilli près de 10 000 participants l’année dernière, contre 5000 en 2007. C’est le but premier de mon voyage.<span id="more-118"></span></p>
<p>Le festival musique est le plus ancien. Créé en 1987, il est devenu aujourd’hui l’un des principaux rendez-vous de la musique indépendante américaine. Plusieurs centaines de groupes sur 8 scènes différentes au programme officiel, auxquels il faut ajouter les concerts du off, au moins aussi nombreux. Des conférences et panel, similaires à ceux du festival « interactive », cogitent pendant ce temps sur le futur de la musique, en se demandant par exemple <a href="http://my.sxsw.com/events/event/544" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/my.sxsw.com/events/event/544?referer=');">comment on écoutera de la musique en 2020</a> ou <a href="http://my.sxsw.com/events/event/644" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/my.sxsw.com/events/event/644?referer=');">comment réconcilier les gens avec l’industrie du disque</a>.<br />
Se greffe à tout ça un festival de cinéma indépendant, dont les projections s’étalent  sur dix jours, avec remise des prix à la fin comme il se doit.</p>
<p>D’après <a href="http://austin.blogs.liberation.fr/internet" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/austin.blogs.liberation.fr/internet?referer=');">ce que j’en ai lu</a>, d’autres facteurs contribuent à faire de SXSW un événement particulièrement agréable. Tout d’abord, de très nombreuses parties sont organisées tous les soirs, sponsorisées par les boîtes high-tech, et c’est une loi sociologique intangible que la bière gratuite favorise le networking, les rencontres et la créativité. Ensuite, c’est le printemps à Austin, il fait doux et les arbres sont en fleur, ce qui ne gâche rien. Enfin, Austin a beau être située au Texas, patrie de la dynastie Bush, c’est plutôt une enclave « libérale » (i.e. de gauche) dans un état ultra-conservateur, la seule ville de tout le lone-star-state où l’on peut apercevoir les autocollants « f**k bush » et « no war in Irak », si répandus en Californie et sur la côte Est. Autrement dit, c’est plutôt l’Amérique que les Français aiment.</p>
<p>Voilà du moins ce que j’en ai lu ou ce qu’on m’a raconté. Ne reste plus qu’à aller vérifier. Décollage jeudi, 9h35.</p>
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		<title>SXSW interactive, un grand salon sur les NTIC ?</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 11:44:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>A. Zaguri</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[incub 104]]></category>
		<category><![CDATA[libé]]></category>
		<category><![CDATA[Silicon Sentier]]></category>

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		<description><![CDATA[Du 12 au 17 Mars, je vais me fondre dans la foule hyperconnectée des milliers d&#8217;entrepreneurs, de leaders des NTIC, de startups prometteuses, de communautés créatives des 4 coins du monde. Le programme est vertigineux, plus de 100 conférences en 5 jours, des soirées organisées dans tous les coins de downtown, mon «plancats» compte déjà [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Du 12 au 17 Mars, je vais me fondre dans la foule hyperconnectée des milliers d&#8217;entrepreneurs, de leaders des NTIC, de startups prometteuses, de communautés créatives des 4 coins du monde. Le programme est vertigineux, plus de 100 conférences en 5 jours, des soirées organisées dans tous les coins de downtown, mon «plancats» compte déjà plus de 50 &laquo;&nbsp;parties&nbsp;&raquo;&#8230;la ville est assaillie de futuristes à idées géniales. Plus un hôtel de libre, les habitants hospitaliers ouvrent leur maison, ils vont vivre au rythme des twitts, posts, vidéos, retwitts, commentaires&#8230;en live.<span id="more-86"></span></p>
<p style="text-align: justify;">SXSW Interactive, quoi de plus qu’une énième rencontre internationale spécialisée sur les NTIC? Les grands présentent leur super nouveau joujou, les petits aspirent à séduire les venture capitalists venus en masse, les journalistes sont à l’affût du scoop techno de l’année, les «community managers» viennent analyser la culture de leur tribu, et le reste vient pour voir et se faire voir.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant SXSW Interactiv inspire quelque chose d’autre, quelque chose d’extrêmement positif et porteur qui va au delà du discours managerial-langue-de-bois. A SXSW, on ne fait pas du green parce que l’agence de communication l’a dit, on ne parle pas d’Haiti pour surfer sur l’émotion mondiale, on ne fait pas semblant de comprendre le «client» par un «user centric» discours&#8230;<br />
A SXSW, la sélection des thèmes de conférences et des intervenants est intelligente, un vent de libres pensées, d’idées créatrices de valeurs et d’idéaux généreux l’emportent et le ton général est décontracté, propice aux échanges sous toutes leurs formes. SXSW c’est comme un concentré de bonnes pratiques à essaimer chez soi, de personnalités charismatiques qui partagent le sens éthique qu’elles donnent au business, de jeunes à peine diplômés à qui l’on donne la parole pour présenter leur vision du futur.</p>
<p style="text-align: justify;">Si SXSW interactiv sort du lot, c’est peut-être parce que son spectre est plus large que les seules NTIC, il s’agit également d’un festival pluridisciplinaire, de musique et de film. C’est peut-être aussi parce qu’il extrêmement bien organisé, les participants qui seront sur place se présentent sur la plateforme du site en amont de l’ouverture, l’engouement sur les réseaux sociaux est tel que passer la barrière du réel se fera spontanément. Enfin, c’est un mélange habile de théories et de pratiques où l’on compose son menu «à la carte», le mien sera entre autre d’apprendre où et comment je crée mon «hardware» moi même, d’explorer les nouveaux formats de création d’innovation dans les «seed incubators», de m’informer des règles d’or du crowdsourcing, de connaître le résultat des recherches d’un neuroscientifique à propose des effets du marketing sur mon cerveau ou encore&#8230; de converser avec Michel Gondry au sujet de son dernier film.</p>
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