
Participants : Paul Stekler, Steve James, Alexandre Philippe,Jeff Deutchman, Zach Klein
Une conférence autour de l’influence du web et de l’interactivité rendue possible par les nouvelles technologies pour les films cinématographiques aurait pu s’intituler « comment le web va changer le cinéma ». Une session intéressante qui s’interroge à la fois sur la manière de produire un film et sur la manière de le distribuer – ou de quoi distribuer sur quelle plateforme.
Le web et ses acteurs influencent le cinéma
Premier constat : là où les documentaires relèvent d’un travail plus « archéologique », le cinéma grand public a avant tout un objectif d’audience. Et de répondre aux attentes du public. Dans le cas des nouveaux films de Star Wars, il y a eu une très nette interactivité à partir des premières réactions massives issues des forums et autres BBS.
Même si le film se trouve dans « un monde démocratique » où les internautes pourraient avoir une incidence sur le film, il reste à trouver les fonds néamoins pour financer les films, et à répondre aux demandes des investisseurs. Ce qui laisse une marge de manœuvre limitée. [Lire la suite →]
Alors vous voilà, avec votre livre écrit en pensant directement au film/série/comics/dessin animé qui pourrait en découler, mais en oubliant les règles de base de votre art. Vous voilà avec votre papier toilette imprimé avec couverture plastifiée (oui, Level 26, je parle de toi). Votre pitch est affligeant, votre scénar tient dans un dé à coudre, votre réalisation est digne des Ch’ti, votre photo ferait rire mon fils qui apprend à se servir de sa VTech résolution 600X300 pixels.
Alors vous vous dites, tiens on va lui faire le coup de l’interactivité. On va lui augmenter son bouquin, on va lui ajouter du bonus dans un autre média incompatible avec son mode de consommation. Par exemple des liens hypertextes à taper dans un train entre Vannes et Paris à 320 Km/h. Un truc qui va nous faire sortir de la narration, sous prétexte que nous sommes « passifs ».
Mais arrêtez avec votre passivité ! Vous avez déjà regardé un cerveau qui lit, un cerveau qui regarde, un cerveau qui entend. Ce n’est pas passif, ça recycle du souvenir, ça connecte, ça rejette. C’est ma conférence au Radisson sur le transmédia qui m’a rendu furibard. Le transmedia, ça doit nous accompagner, pas habiller de soie une bouse. Donc auteurs, foutez- moi la paix, faites votre boulot ou apprenez le, et laissez mon cerveau s’activer, créer et réagir. Ou alors payez moi.