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Before le SXSW, des tendances paradigmatiques

L’ambiance hier matin à la Cantine, c’était un peu une sorte de concert des Beatles où les hurlements des fans auraient été muets, où les mouvements auraient été retenus. Mais de la tension, de l’envie, une joie à l’idée de se retrouver dans un système où l’on sent qu’il va y avoir des remue-méninges, de la remise en cause. Et d’après mes deux camarades de préparation, on pouvait sentir trois micro-trucs :

- Le premier, le mouvement de la conversation affinitaire : oui, enfin des outils mobiles pour échanger correctement en texte et en image. Merci Beluga, merci facebook, merci groupe.me pour la partie je discute avec mes collaborateurs/amis, merci à Yobango pour la partie je discute avec des inconnus géolocalisés (mais pas en Ile de France, parce que bon, faut pas exagérer non plus).

- Le deuxième, le mouvement des sans-badges : ce ne sont pas les sans-grades, au contraire.
L’année dernière, nous avions repéré quelques fous qui se balladaient sans badge comme un certain Clément A.. Cette année, on a l’impression avec un doigt copieusement mouillé à la bassine qu’ils sont encore plus nombreux. Oui, le SXSW, ce sont les bâtiments officiels, mais c’est aussi – surtout ? – le off qui s’organise, comme à Avignon.

- Le troisième et dernier pour ce jour, le mouvement d’anti-SXSWisme : oui, le sxsw a vendu son âme, oui, les sujets des conférences ne sont pas aussi bien tenus, oui, c’était mieux avant, et surtout en 2010. Et là, on sent bien que c’est la dernière année où les puristes s’autoriseront à mettre le pied en terres texanes.

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